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Casablanca - L'alliance des civilisations implique un dialogue mondial et global en vue de parvenir à un monde où les peuples coexistent dans la paix et la compréhension, ont souligné, vendredi soir, les participants à une rencontre sous le thème: "Alliance des civilisations et culture de la paix, conditions de faisabilité et risques de blocage".
"Toutes les civilisations sont ouvertes et par conséquent on ne peut pas parler de choc des civilisations", a affirmé le professeur Abdelhak Al Azouzi pour qui "le dialogue entre les civilisations doit être mondial et global ". Le dialogue doit, notamment, porter sur les grandes questions du monde d'aujourd'hui comme les relations internationales et l'environnement en vue de parvenir à l'établissement d'une "civilisation humaine universelle", a-t-il soutenu lors de cette rencontre organisée dans le cadre de la 17ème édition du Salon international de l'édition et du livre (SIEL). |
Pour sa part, le professeur Said Bensaid Alaoui, a estimé qu'il y a une incompréhension entre le monde musulman et l'occident qui se manifeste à travers l'Islamophobie, mais aussi à travers "l'occidentalophobie", relevant, en outre, une certaine domination du modèle américain. La question de la paix dans le monde et l'alliance des civilisations demeure celle de l'humanité entière, a-t-il dit, affirmant que le dialogue consiste, en premier lieu, à reconnaitre l'autre. De son côté, le professeur algérien Mustapha Charif a estimé que le concept de "dialogue" a perdu de sa crédibilité, car "tout le monde parle de dialogue mais personne ne dialogue". "Nous sommes aujourd'hui dans une crise. Il faut faire son autocritique", a-t-il enchainé, ajoutant que "nous sommes dans une situation difficile où chacun défend son intérêt". La guerre des civilisations n'est pas "la nôtre et les occidentaux ne sont pas tous dans ce schéma", a-t-il poursuivi avant de rappeler que le monde musulman a toujours été "ouvert mais aussi vigilant".
Il a indiqué que l'islamophobie n'est pas nouvelle mais qu'elle a seulement pris une autre forme après la chute du mur de Berlin, soulignant qu'il s'agit aussi d'une diversion pour détourner les regards de certaines questions dont la cause palestinienne et le conflit israélo-arabe. "Nous n'éprouvons pas de la haine, mais de la colère. Les occidentaux considèrent que leur modèle est le seul valable. Mais nous avons aussi des amis, puisque nous refusons l'amalgame nous ne devons pas faire l'amalgame non plus", a-t-il conclu.
Un diplomate ne peut être qu'un homme de culture (conférence)
Casablanca -. Un diplomate "ne peut être qu'un homme de culture" capable de faire connaitre la culture de son pays et de comprendre celle d'autrui, ont souligné, mercredi à Casablanca, les participants à une rencontre initiée en marge du 17ème Salon international de l'édition et du livre (SIEL) dont le Pr. Abdelhak Azzouzi, Président du CMIESI, M. Pergirgio Cherubini, ambassadeur d'Italie au Maroc, M. Tajedine Badou, ancien ambassadeur et Mme Fatima Layli, membre du CORCAS.
Par la MAP
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