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Rapports et documents |
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Données essentielles sur le scrutin du 25 novembre 2011 |
Les élections législatives du 25 novembre se tiennent dans le cadre de la nouvelle constitution marocaine approuvée par référendum le 1er juillet 2011. Ces élections présentent cinq caractéristiques essentielles : |
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1) - Le renouvellement du personnel politique : |
Sur 5392 candidats des listes locales, 96% sont nouveaux. Pour la liste nationale, les nouveaux candidats représentent 99,41%, les anciens 0,59%
Pour les têtes de listes locales, sur 1540 listes locales, le renouvellement est de 86,80%
Pour les têtes de listes nationales, 90% sont de nouveaux candidats.
Il apparait ainsi que les partis politiques ont fait un effort pour renouveler leur personnel politique. En effet, la plupart des grands partis ont recouru aux mécanismes de démocratie interne, le choix des candidats étant généralement effectué au niveau local, sur la base d’un vote pour les candidats au sein des partis. Le taux de renouvellement des candidats est constant chez les grands partis ; il se situe entre 70% et 96%. |
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2) - Rajeunissement de la classe politique |
Le rajeunissement de la classe politique apparait à travers les chiffres suivants : 51,20% de l’ensemble des candidats ont un âge inférieur à 45 ans ; pour les têtes de listes : 36,50% ont moins de 45 ans. On peut donc parler d’une prochaine chambre jeune. Les candidats qui ont un âge entre 45 et 55 ans représentent 31% de l’ensemble des candidats, et 36% des têtes listes. Conclusion, 72% des candidats ont moins de 50% ans au total.
Un autre effort a donc été fait par les partis politiques dans le sens du rajeunissement du personnel politique. Dans ce sens, il faut noter que l’âge de candidature a été abaissé par la Constitution à l’âge de majorité, qui est de 18 ans. Certains partis ont présenté des candidats têtes de listes très jeunes : 20 ans et 23 ans. |
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3) - Féminisation plus grande de la Chambre des représentants (approche genre) |
En application des dispositions de la Constitution de 2011, la nouvelle loi organique relative à la Chambre des représentants une liste nationale réservée aux femmes et aux jeunes : 60 femmes (deux fois le chiffre retenu avant 2011, et qui n’était pas explicitement consacré aux femmes), et 40 jeunes de sexe masculin dont l’âge ne dépasse pas 40 ans. Sachant que rien n’interdit de présenter des femmes candidates dans le cadre des listes locales. Toutefois, les chiffres globaux qui ne sont pas très favorables à la femme justifient pleinement la création de la liste nationale.
Sur l’ensemble des candidats, 9% seulement sont des femmes, alors que 91% sont des hommes. Cette tendance se confirme au niveau des têtes de listes : 95,8% sont des hommes, 4,2% seulement sont femmes. Cet état de fait justifie donc l’idée de discrimination positive : la liste réservée aux femmes était nécessaire pour dépasser les freins culturels et sociaux. Il y aura donc au moins 60 femmes au sein cde la Chambre des représentants ; sachant qu’il y a 64 listes conduites par les femmes au ni veau local ; on peut donc espérer une dizaine de femmes de plus qui seront élues. La féminisation de la première chambre est facteur important, dans la mesure où elle fait participer une tranche importante de la population à la gestion de la chose publique. |
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4) - Meilleure qualité du personnel politique (niveau d’instruction des candidats) |
Le niveau d’instruction des candidats au scrutin du 25 novembre s’est également amélioré par rapport au passé. Sur l’ensemble des candidats, ceux représentent 46% ont un niveau universitaire, et 60% sur les têtes des listes. Quant à la liste nationale, 50% de l’ensemble des candidats ont un niveau supérieur, et pour les têtes de listes locales, 92% ont un niveau supérieur. |
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5) - Une concurrence très forte entre les partis politiques |
- 31 partis sur 35 sont en lice, plus deux listes indépendantes ;
- Taux de couverture : 8 grandes partis ont couvert entre 80 à 92% des circonscriptions (le nombre total des circonscriptions locales est 92) ; 7 partis entre 45 à 72 circonscriptions ; 9 partis entre 31 et 42 circonscriptions ; les 7 derniers partis entre 11 et 27 circonscriptions.
- Le nombre de listes par siège : 17 listes par siège en moyenne, les extrêmes étant de 4 listes au minimum, et 28 au maximum (le nombre de sièges à la Chambre des représentants étant de 395).
Cette concurrence s’explique par les perspectives offertes par la nouvelle réforme constitutionnelle, qui attribue tant au Parlement qu’au Gouvernement de nouveaux pouvoirs
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